Le capitaine perd la barre

Le capitaine perd la barre, son chalut accroche le fond, il est à sombrer, il le sait. S'imaginait la pipe fumante aux lèvres à la retraite mais non, les sirènes lui font signe. C'est l'avenir qui se noie, il pense encore. Encore le temps pour ça.

Je n'ai pas pris ta main. Je n'ai pas tiré à moi l'incertitude comme le chaos, pourtant il ondule à l'orée de mon beau chemin. Un seul suffisait mais j'en pris deux et deux fois m'égarais. Et d'autres encore. Carrefour dans la forêt, cœur de l'étoile. Cœur en boussole.

J'ai pris ma liberté comme monnaie de ma jeunesse. Grosse monnaie, je suis à sec. Mais ça n'a pas de prix. Avare ou insolvable, je n'ai pas su tricher trop longtemps. La vérité s'est présentée dans son armure blanche. J'aurais pu être coupable, j'étais juste idiot.

Il écope à tout va tandis que l'eau entre à flot, et il le sait puisque sa vue n'a pas baissée depuis qu'il observe les profondeurs comme on regarde approcher la gare depuis le train. Il n'a pas même une larme pour les années qui coulent à pic et les amours avec.

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