Aie, aie, aie

Aie, aie, aie... le chevalier blanc à un coup dans la mâchoire qui traîne à la poussière héroïque du chemin parcouru. Fatigué, le bon soldat de l'assurance vie. Il regarde sa myopie progresser plus vite que le remboursement de ses crédits. Et la beauté s'évaporer aux braises déclinantes.

Bien sûr, il pourrait d'un trait, combien de traits et de traîtrises, ravaler ingénument sa façade en cosmétiques de cœur et de chimères. Il n'a pas changé et il le sait, depuis ses quinze ans et le premier reflet de soleil à la prunelle désirée. Il puise sa survie à la lumière volée des regards.

Alors, faut-il marcher sur les traces de ses pères ou partir en cabotage à la fortune des courants ? Je n'ai pas tiré le fil d'Ariane jusqu'au dénouement de mes craintes. Il n'apparaît pas encore que la perte soit plus riche que le gain. Et l'abandon plus triste que le remord.

Ne rien faire-dire-espérer-montrer-toucher, est assurément le chemin de la sagesse. Et j'aspire à la dépossession de mes sentiments. J'aspire à ne plus être qu'un trait sur une feuille et un caractère sur un écran. Mais ça va être dur. Quoique, diraient certains.

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